©Sergio Eurbina

  • Elena Mazzi

Née à Reggio Emilia en 1984, Elena Mazzi vit et travaille à Turin. Elle a étudié à l'Université de Sienne et à l'IUAV de Venise, puis à l'Institut royal d'art (Konsthögskolan) de Stockholm.

La pratique artistique d’Elena Mazzi tire son origine de l’analyse critique d’événements traumatiques ou de situations de crises qui concernent un territoire ou des groupes d’individus. Partant de l’examen de territoires spécifiques, elle réinterprète dans ses œuvres le patrimoine culturel et naturel des lieux entremêlant histoires, faits et fantasmes transmis par les communautés locales, afin de suggérer des résolutions possibles du conflit homme-nature-culture. Sa méthodologie de travail, proche de l’anthropologie, privilégie une approche holistique visant à réparer les fractures de la société, qui part de l’observation et procède par la combinaison de différentes connaissances.   Elle œuvre, par la mise en place de processus collectifs ou collaboratifs basés sur l’échange et la transformation, à mettre l’accent sur les stratégies de résilience afin de comprendre comment la notion de perte peut être surmontée, comment les difficultés peuvent devenir des occasions de changement.

Ses œuvres ont été exposées dans des expositions monographiques et collectives, notamment : der TANK à Bâle, MADRE à Naples, ar/ge kunst à Bozen, Sodertalje Konsthall à Stockholm, Whitechapel Gallery à Londres, BOZAR à Bruxelles, Museo del Novecento à Florence, MAGA à Gallarate, GAMeC à Bergame, MAMbo à Bologne, AlbumArte à Rome, Sonje Art Center à Séoul, Palazzo Fortuny à Venise, la Fondation Golinelli à Bologne, la 16eQuadriennale à Rome, GAM à Turin, la 14e Biennale d’Istanbul, la 17e BJCEM Méditerranée Biennale, COP17 à Durban, l’Institut culturel italien à New York, Bruxelles, Stockholm, Johannesburg et Le Cap, et la Fondation Bevilacqua La Masa à Venise.

  • LES OEUVRES DE L’ARTISTE

« La guérison des blessures, tant personnelles - en l'occurrence - que de l'environnement dans lequel nous vivons, est au centre de Becoming with and unbecoming with (2018-2020), œuvre réalisée à partir du moulage de vertèbres de cétacé trouvées sur les plages d'Islande, où l'artiste s'est rendue après un accident en mer qui l'a contrainte à une période de sédentarité. Reproduites en argent pour rappeler les prothèses chirurgicales qui stabilisent les structures osseuses, les vertèbres sont immergées dans du verre, un matériau à l'origine liquide comme l'eau, qui dans la transparence et la dureté conserve aussi sa fragilité » – Cristina Perrella