©Thomas James

  • SARAH TRITZ

Née en 1980, Sarah Tritz est diplômée de l'ENSBA Lyon (2004), et enseigne depuis 2019 à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratif à Paris. Elle développe depuis une vingtaine d'années une pratique plastique protéiforme mêlant dessins, peintures sur papier, sculptures, mobilier et installations.

Sarah Tritz stylise et synthétise des objets domestiques selon une écologie de moyens qui alterne entre des productions d’atelier et des productions artisanale.

Le dessin est l’outil principal de sa réflexion plastique et conceptuelle, il opère comme une écriture archaïque et minimale. Le trait synthétise des filiations hétérogènes en passant par la copie et la traduction.

Son travail a été notamment présenté lors d’expositions personnelles au CREDAC avec « J’aime le rose pâle et les femmes ingrates » (commissariat Sarah Tritz, Ivry-sur-Seine, 2019), au FRAC Artothèque du Limousin (Limoges, 2017), ou encore à la Fondation d’entreprise Ricard (Paris, 2015) avec « Diabolo mâche un chewing-gum sous la pluie et pense au cul ». Une exposition personnelle lui sera également prochainement consacrée à La Tolerie en septembre 2023.

Son travail a également été présenté dans des expositions collectives notamment à la Galerie (Noisy-le-Sec) en 2022,), au Palais de Tokyo (Paris, 2019) et à Bétonsalon (Paris, 2008).

  • LES OEUVRES DE L’ARTISTE

« Ce plaisir non dissimulé pour la création commune conduit Sarah Tritz à développer la recherche d’une pensée collective née de différents paysages mentaux. Son projet pour le prix Carta Bianca s’inscrit dans cette démarche tandis qu’elle souhaiterait réaliser une sculpture-architecture pour un lieu de soin qui puisse accueillir diverses activités culturelles, des rencontres et des représentations en tout genre. Cette construction de facture simple est inspirée par les capricci, ou caprices architecturaux, des représentations de paysages imaginaires associant dans la peinture italienne du XVIIIe siècle des bâtiments et des ruines fantastiques. Le projet de Sarah Tritz s’inscrit en somme dans la continuité de ses recherches tant formelles que conceptuelles, associant librement son vocabulaire joyeux à une perspective de porosité et de dialogue entre soigné·es, sculpture et art vivant. » Adélaïde Blanc.